lundi 30 avril 2012

*Trail des terrasses du LODEVOIS 2012 : Finisher.....

Samedi après-midi direction LODEVEje retrouve Yvan pour le retrait des dossards
et le repas (et boissons) de veille de course
La nuit dans la voiture fut mauvaise. La pluie incessante, le vent et l’anxiété d'avant course me laisse le temps de penser à ma stratégie de course pour le lendemain. Je sais mes genoux fragiles en ce moment, je n'ai fait pratiquement que du vélo depuis 1 mois. Ces 2 paramètres me laissent douteux sur mes capacités à courir pendant des heures sur 47km de sentiers. J'opte donc pour : partir en rythme rando-course en sortie longue. Prudence en descente pour ne pas abîmer les genoux. Bien gérer l'alimentation en buvant 2 ou 3 gorgées tous les 1/4 d'heure et grignoter un truc au moins 2 fois par heure. 5h30 c'est motivé que je me lève et affiche sur la vitre embuée de la voiture le niveau de mon mental :
Je prends la navette qui nous mène au départ situé à 20 minutes de Lodève avec les 140 coureurs environ. 8h le départ est donné
la météo semble être de la partie
comme prévu je démarre sur une allure tranquille et je me retrouve en queue de course
mais assez vite je remonte sans forcer les coureurs partis trop vite
on circule maintenant en forêt
arrivés sur le plateau, je profite du paysage
je me sens à l'aise. En musique je déroule souple
nous sommes maintenant sur des parties roulantes
où les écarts entre nous augmente
bientôt 2h de course et rien de bien méchant comme difficultés
j'ai à peine le temps d'y penser que ça se corse vraiment
On serpente en pied de falaise, et au détour d'un virage un bénévole prévient d'une partie difficile. On traverse une petite grotte avec au bout une échelle pour seule issue pour sortir plus haut
la roche est humide et il faut bien s’agripper des 2 mains pour ne pas glisser

sorti de ce passage les difficultés s’enchaînent avec une succession de parties rocheuses très glissantes


et des passages en escalade plus ou moins difficiles mais en tous cas aériens

on continu à cheminer soit en pied de falaise à voir ici soit en haut de falaise
toujours et encore des obstacles à franchir qui nous empêchent de courir
les km ne passent pas vite mais le temps oui. Je garde toujours une allure tranquille, mes prises de boissons et nourritures se font sans soucis dans le tempo prévu. Tout va bien à l'approche du "pas de l'Escalette"
j'ai toujours la pêche malgré ma tête de mort sur la photo
petit à petit je reprends du monde
voilà, on arrive de la gauche et il faut maintenant revenir par la droite
passage rapide à un point d'eau au km 20 avant d'arriver à la fameuse traversée de ruisseau. Les fortes pluies de la veille ont pas mal grossi le cours d'eau
il faut rester vigilant et ne pas redouter de se mouiller les chaussures
nous revoilà sur le Causse avant d'arriver au ravito de la mi-course. Improbable campement au milieu de rien, mais très appréciable. Je prends mon temps, je mange bananes, chocolat, bois un coca, refais le plein en eau, petite discussion avec les bénévoles mais bon il faut quand même y retourner
me voilà reparti. Premier bilan : mi-course, tout va bien. Je ne suis pas fatigué, j'ai bien respecté mon plan alimentaire et une allure raisonnable. Sur cette partie de plat je trottine à allure régulière ici en vidéo et reprends du monde qui commence à marcher. C'est bon pour le moral
on retrouve plus loin la forêt
avant d'attaquer une grosse descente boueuse (digne des sentiers Citadelliens) à voir ici et très glissante au début pour devenir rocheuse sur le bas
en bas ce trouve le ravito de Laroux au km 30 que j’atteins en 5h. Lecture des sms, coup de fil à mes suiveurs à distance (Zèze, Yvan, Romain, Francis, Dav et ma chère et tendre, je n'oublie personne j'espère) pour donner de mes nouvelles. Petit casse-croûte tout en plaisantant avec les bénévoles et je reprends ma route. A la sortie du village on peut lire :
en effet, une grosse montée peu technique mais bien raide. Sur la gauche le ciel se couvre dangereusement mais toujours pas pluie. Enfin le sommet
tiens une "gariotte"... je traverse le plateau en trottinant toujours à environ 8 ou 9 km/h. Depuis le bas je suis tout seul avec ma musique, de quoi bosser le mental. Le bout du plateau approche et un panneau indique :
là ça redeviens extrêmement technique et glissant. La pente n'est pas trés raide mais les dalles et rochers sont très glissants. Une alternance de très grosses marches rend la progression lente et difficile.
pu...n quelle est longue cette crête !!
au bout, après un passage sous-terrain au niveau d'une croix on descend jusqu'au village de Poujols qui abrite le dernier ravito au km 38. Même rituel pour la nourriture et boisson, petite déconnade avec les bénévoles 100% féminin et c'est reparti vers la dernière ascension du jour qu'on devine en face
dernier bilan : tout est toujours ok. Les genoux tiennent bon, le ventre aussi et le moral est au beau fixe. Coté fatigue rien d'anormal, simplement 38km dans les cornet... Je repars en trotinant du ravito avec 3 coureurs. Dés que le profil s'élève un peu ils marchent alors que de mon coté je continu à trottiner, ce qui me permet de les distancer rapidement. Je me retrouve à nouveau seul dans cette dernière cote. En haut je commence à sentir pointer un coup de moins bien. Vite à boire et à manger avant de me retrouver comme une épave
quelques centaines de mètres plus loin Lodève s'offre à mon regard. Le secteur ressemble à si méprendre au haut du "roc Nantais" pour ceux qui connaissent. La fin est proche
J'aborde cette dernière descente avec prudence. Le terrain est très très raide, glissant et encore très technique. Passé la partie difficile j'entends au loin la voix du podium et je sais à ce moment que c'est gagné pour moi : je serai finisher
La fin de la descente est plus roulante mais j'y vais molo car un genou me dit "ralenti mec ou tu vas tout péter" 
Un dernier secteur ardu
Et j'en fini avec ce superbe trail de 47km / 2300m d+ en 8h22 de plaisir. Ce trail est sans doute le plus technique que j'ai fait. Les sorties dans le Caroux m'ont bien servi. Je recommande ce trail aux amoureux de courses sauvage, technique et avec peu de coureurs..... A refaire. Bilan final : quel bonheur de finir une course de prés de 50km et 8h dans un tel état de fraîcheur. A part 20 petites minutes j'ai toujours été bien et à l'aise physiquement. Aucun pépins gastriques. Les genoux ont tenu le coup avec les parties planes ou peu pentues simplement trottinées, les cotes montées en marche rapide et les fortes descentes souples avec l'aide des bâtons. J'ai pris le temps d'observer les paysages, de parler avec les bénévoles et promeneurs, de faire des photos. J'ai pris le temps de prendre du plaisir..........

jeudi 12 avril 2012

*Trail des Terrasses du Lodèvois : J-17.

Il est temps de se pencher sur la prochaine épreuve : le trail des "TERRASSES du LODEVOIS".
Une récente alerte au niveau des genoux m'a rappelé que j'avais les ménisques en vrac, je viens de faire 15 jours d'entrainement uniquement en vélo pour épargner mes genoux. Un petit run d'essai semble montrer que ça va mieux mais prudence ! Je vais donc aborder ce trail en mode entrainement rando-course sortie longue. Le but sera de ne pas me blesser et de profiter au maximum du paysage tout en restant dans les barrières horaires.
Voici le descriptif issu du site officiel de la course :
47 km avec 2 300 m D+ en semi-autonomie.
Départ à 8h00.
Trail sauvage et technique, avec une partie de l’itinéraire tout récemment classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Cette course exigeante offre un panel de paysages éblouissants, un tracé toujours aussi sauvage et des sentiers ouverts pour l’occasion en pleine nature, qui sont un des points forts de ce trail.
Le parcours 2012 permettra de découvrir le cirque du Bout du Monde, le causse du Larzac avec ses grands espaces, la chapelle Saint Vincent point haut du parcours à 816 m, la traversée de la Lergue pour rejoindre le « Cirque de Labeil », une crapahute dans la Forêt de l’Escandorgue avant de descendre par un sentier très technique sur le village de Lauroux. Suit ensuite la deuxième ascension en direction du « Mas de Murène » avant de rejoindre le village de Poujols par un single ouvert spécialement pour l’occasion. Ensuite une petite montée pour rejoindre « la dalle » au dessus de Lodève avant de rattraper la dernière descente technique « la calade » qui vous amènera directement à l’arrivée.
Un itinéraire sauvage, varié et très technique sur environ 90 % de sentiers et monotraces. Des passages insolites : traversée de rivière, cordes et singles ouverts pour l’occasion…
Ce parcours exigeant et technique permettra à tous les participants de prendre du plaisir dans le dépassement de soi.
Ce trail est course qualificative pour les courses de l’UTMB.
L’équipe organisatrice maintient son engagement éco-responsable en offrant à tous les participants un gobelet personnel à utiliser lors des ravitaillements.
Devise pour cette édition : Gérer son effort, permet d’être plus fort.

A venir: le tour des cirques